L’injure en ligne : se faire assister par un avocat en droit de la presse à Paris

Une injure est constituée par une parole, par un écrit ou par une expression énoncée envers une personne, dans le but de l’offenser. L’injure peut être privée ou publique.

Le développement et la pleine croissance des réseaux sociaux et du web accélèrent le phénomène d’injures en ligne. De nombreux contenus injurieux sont publiés chaque jour sur internet.

Vous êtes victime d’une injure et vous souhaitez savoir comment vous pouvez vous défendre ? Pierre de Roquefeuil, avocat spécialisé en droit de la communication à Paris, vous accompagne pour vous conseiller et pour faire respecter vos intérêts.

 

Injure en ligne : quels sont les différents types d’injure ?

L’injure peut être publique ou privée.

Quelle qu’elle soit, elle constitue un acte méprisant visant une personne sans faire référence à un comportement ou à un fait précis. Les notions d’injure et de diffamation présentent des similitudes. La diffamation absorbe l’injure. La diffamation suppose que soit imputé un fait précis et dont la vérité peut faire l’objet d’un débat (à distinguer de la simple opinion) portant atteinte à l’honneur et à la considération. De la même façon, l’injure tente de porter atteinte à l’honneur et à la considération, mais sans faire référence à un fait précis. Elle peut être excusée si elle a pour origine une provocation.

L’injure ne doit pas être confondue avec la menace. Celle-ci désigne le fait d’exprimer à une personne l’intention de lui nuire, cela dans le but de lui faire peur. Deux types de menaces sont distinguées : la menace de mort et la menace de commettre un délit ou un crime. Si la menace est accompagnée d’un chantage, cela constitue une circonstance aggravante lourdement punis par la loi.

L’injure publique est aussi à distinguer de l’outrage, puni beaucoup plus sévèrement. Une décision récente du Conseil constitutionnel le rappelle. L’outrage est adressé directement à la victime et celui qui le commet ne recherche pas un public.
https://www.conseil-constitutionnel.fr/decision/2021/2021896QPC.htm

Afin de pouvoir déterminer la qualification qui doit être apportée à des propos ou une publication injurieuse, différents critères doivent être pris en compte. L’expression même doit être prise en compte mais également les circonstances dans lesquelles les propos ont été tenus.

L’avocat spécialisé en droit de la communication vous conseille et vous aide à identifier la faute exacte commise par l’auteur des propos en ligne. Prenez l’attache de Pierre de Roquefeuil, avocat spécialisé en droit de la communication à Paris.

Droit à l’oubli, se faire déréférencer des moteurs de recherche 

           L’injure privée

Une injure privée peut être adressée à une personne de différentes façons : un message, une lettre. L’injure privée peut être également énoncée dans petit comité de personnes qui partagent un même intérêt, par exemple : lors d’un cours de théâtre ou de musique. L’injure est constituée en présence ou non de la victime.

L’injure privée relève du tribunal de police et constitue une contravention de quatrième classe. Cependant, lorsque celle-ci est de caractère raciste et discriminatoire, la contravention se dirige vers la cinquième classe.

 

           L’injure publique

L’injure publique concerne une injure prononcée de façon publique. Elle peut être prononcée sur la voie publique, lors d’un événement ou dans un immeuble de résidence.

« Toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait est une injure » selon le 2ème alinéa de l’article 29 de la loi de 1881.

L’injure publique est un délit relevant du tribunal correctionnel. Elle est punie d’une amende de 12 000 euros. Toutefois, si l’injure se caractérise de façon raciste ou discriminatoire envers une religion, celle-ci peut être sanctionnée d’une année d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende.

L’injure visant une entreprise ou un membre de personnel est requalifiée en insulte.

 

L’injure et les réseaux sociaux

On estime à environ 4,2 milliards d’internautes dans le monde. Ainsi, avec cet important continent virtuel, il devient très compliqué, voire impossible pour les réseaux sociaux de contrôler la totalité des publications et des propos publiés chaque jour sur les plateformes dans le monde entier.

Plus de 2,9 millions de contenus haineux ont été signalés à Facebook au cours de ces derniers mois. Les réseaux sociaux sont devenus des outils de communication facilitateurs de propos injurieux. En effet, la liberté de communication qu’offrent les réseaux sociaux peut laisser penser ses utilisateurs qu’ils peuvent s’exprimer sans risques. Cependant, la liberté d’expression a ses limites. Les propos injurieux proférés sur internet comme dans la vie « normale » sont punis par la loi et les sanctions peuvent être très lourdes.

 

         Réseaux sociaux : injure publique ou privée ?

Une injure énoncée sur les réseaux sociaux peut être privée ou publique en fonction de plusieurs critères.

Dans le cas où l’injure est postée de façon publique sur les réseaux sociaux, qu’elle peut être consultée par plusieurs personnes et même partagée, celle-ci est publique.

En revanche, lorsqu’une injure est publiée de façon privée : dans un groupe restreint ou dans un message privé non visible par le public, celle-ci est considérée comme privée.

Afin de pouvoir caractériser l’injure de privée ou de publique, la justice s’attache à un paramètre qui peut faire basculer l’injure de publique à privée, ou inversement.

En effet, un profil paramétré en mode « privé » auxquels peu de personnes ont accès, risque davantage d’entraîner une qualification d’injure privée.

Au contraire, un profil paramétré de façon publique sur les réseaux sociaux entraînera davantage le caractère public d’une injure.

 

         Injure sur les réseaux sociaux : l’auteur est mineur, que risquez-vous en tant que parents ?

Les injures sur les réseaux sociaux sont lourdement sanctionnées, au même titre que des injures hors réseaux sociaux.

Quel que soit l’âge de l’enfant, s’il est l’auteur de propos injurieux sur les réseaux sociaux, il devra justifier ses actes devant la justice. La majorité pénale étant fixée à 18 ans, l’enfant ne sera pas sanctionné aussi lourdement que l’adulte. En revanche, les parents étant tenus responsables civilement des fautes commises par leurs enfants mineurs, devront répondre des actes de leur enfant.

Ainsi, la justice peut décider de sanctionner les parents d’une amende ou d’indemniser la victime des propos injurieux.

 

         Injures d’un salarié envers son entreprise : les recours de l’entreprise

Un employeur peut réagir aux propos tenus par un salarié sur les réseaux sociaux. L’injure peut être constatée lorsque :

– Les termes qui ont été utilisés sont outrageants, violents, méprisants ou injurieux. Ils n’ont pas besoin d’être imputés à quiconque pour constituer une injure.
– Les propos ont été rendus publics sur les réseaux sociaux et sont visibles par de nombreux internautes.

L’employeur confronté à des injures de la part d’un salarié, peut poursuivre ce dernier pour injures publiques. Cette faute constitue également une cause réelle et sérieuse ou une faute grave pouvant conduire à un licenciement.

Vous êtes victime d’injures sur les réseaux sociaux et vous souhaitez savoir comment vous défendre ? Quelques premiers conseils de Pierre de Roquefeuil, avocat spécialisé en droit de la communication à Paris :

– Constituez des preuves de ces injures. L’avocat vous assiste dans la constitution de preuves ;
– Si vous connaissez l’identité de l’auteur de ces injures, il paraît illusoire de s’adresser directement à lui pour qu’il retire l’injure ; l’avocat peut vous assister dans la conduite à tenir, et sur les poursuites éventuelles à engager, et dans quel délai ;.

Les plateformes mettent souvent en place des systèmes de signalement qui peuvent suffire à faire retirer l’injure. Il s’agira alors de se constituer une preuve avant l’effacement par la plateforme du propos injurieux.

Les plateformes peuvent aussi adopter une attitude de refus de retrait, et exiger que l’auteur des propos soit d’abord sanctionné par la justice.

Elles peuvent aussi être réticentes à communiquer les données d’identification de l’auteur des propos, par souci de confidentialité, y compris sur injonction judiciaire.

– Prenez l’attache d’un avocat spécialisé en droit de la communication pour la poursuite de la procédure.

Les poursuites pour diffamation, injure, ou autres délits dits de presse, ou pour d’autres délits cyber visés dans le code pénal, ou même pour le dénigrement commercial qui s’apparente souvent à l’injure, ne sont pas des poursuites simples. Elles exigent un savoir-faire technique spécifique. Elles ont davantage pour objet de faire respecter des principes que d’obtenir des indemnisations.

 

Injure sur internet : l’avocat en droit de la communication à Paris vous accompagne et vous conseille

Lorsque la victime vient de prendre connaissance de l’injure prononcée à son encontre, celle-ci doit dans un premier temps commencer à constituer ses preuves. Il est toutefois recommandé, dès à ce stade, de faire appel à un avocat spécialisé.

La victime pourra réaliser une capture ou une photo de l’injure dont elle vient d’être victime, ou bien relever l’URL de la publication. Celle-ci devra faire apparaître la date et l’heure à laquelle l’injure a été publiée. La victime peut également rassembler des preuves supplémentaires : témoignages, enregistrements téléphoniques, courriers…etc.

Le délai de prescription de 3 mois débutera à la date de publication de l’injure. La victime aura donc ensuite 3 mois pour enclencher des poursuites envers l’auteur.

Pour qu’une preuve soit la plus fiable possible, la victime peut faire appel à un huissier de justice qui dressera un constat établi selon la norme NF 67-147 et qui permettra de garantir la fiabilité du constat de l’injure publique. Le constat devra être dressé avant la disparition des propos. Un constat dressé par huissier garanti ensuite le bon déroulement de la procédure.

La victime pourra alors porter plainte auprès de la gendarmerie ou du commissariat de police. Dans le cas où l’auteur est connu, la plainte sera déposée par une citation directe. En revanche, si l’auteur n’est pas connu par la victime, une plainte contre X devra être déposée.

Dans un second temps, après avoir rassemblé les preuves de publication de l’injure, la victime doit demander son retrait. Si celle-ci a été publiée sur un réseau social, elle doit pouvoir signaler le contenu. Dans le cas où l’injure a été publiée sur le web, la victime peut se rapprocher de l’hébergeur du site.

La victime devra ensuite prendre l’attache d’un avocat spécialisé en droit de la communication afin de se faire assister dans ses démarches. L’avocat spécialisé sera en mesure de saisir le juge compétent afin de tenter de faire retirer les injures dans un délai qui ne soit pas trop long. Ensuite, l’avocat spécialisé déposera une plainte pénale qui déclenchera une enquête permettant d’identifier l’auteur de l’injure, ou demandera au juge, sur requête, en référé ou en procédure accélérée au fond, d’enjoindre à la plateforme de communiquer les données d’identification.

Vous êtes victime d’une injure et vous souhaitez savoir comment vous pouvez vous défendre ? Pierre de Roquefeuil, avocat spécialisé en droit de la communication à Paris, vous accompagne pour vous conseiller et pour faire respecter vos intérêts. L’avocat spécialisé vous aidera à identifier la procédure adaptée à votre situation.

La haine en ligne

Responsabilités des acteurs de l’internet et des médias

Droit de l’internet – Cadre légal

 

Le droit des données personnelles

Directive n° 2016/680 du 27 avril 2016, dite directive « Police-Justice »

Règlement 2016/679 (RGPD règlement général sur la protection des données personnelles) abrogeant la directive 95/46/

 

Les métadonnées, les cookies, télécoms et vie privée :

Directive 2002/58/CE du 12 juillet 2002 dite « vie privée et communications électroniques» (directive e-Privacy sur les métadonnées), modifiée en 2009 (directive 2009/136/CE).Les communications électroniques :
Directive 2002/21 (cadre réglementaire commun pour les réseaux et services de commuication électronique) abrogée par la Directive 2018/1972 (code des communications électroniques européen).

Consommation

Règlement 2015/2120Les plateformes et le droit de la consommation, la loyauté

Règlement 2019/1150 (transparence) (concerne les vendeurs faisant appel aux plateformes)

Directive (commerce électronique) 2000/31

Directive 2015/1535 (notification des règlementations techniques)

 

Droit d’auteur

Directive 2019/790 (droit d’auteur dans le marché unique numérique)

 

L’open data:

Directive 2019/1024 remplaçant la directive 2003/98

 

Les médias, l’audiovisuel

DOCUMENT PRINCIPAL
Directive 2010/13/UE du Parlement européen et du Conseil du 10 mars 2010 visant à la coordination de certaines dispositions législatives, réglementaires et administratives des États membres relatives à la fourniture de services de médias audiovisuels (directive «Services de médias audiovisuels») (JO L 95 du 15.4.2010, p. 1-24)
Les modifications successives de la directive 2010/13/CE ont été intégrées au document d’origine. Cette version consolidée n’a qu’une valeur documentaire.

DOCUMENTS LIÉS
Directive (UE) 2017/541 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 relative à la lutte contre le terrorisme et remplaçant la décision-cadre 2002/475/JAI du Conseil et modifiant la décision 2005/671/JAI du Conseil (JO L 88 du 31.3.2017, p. 6-21)
Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des régions intitulée «Stratégie pour un marché unique numérique en Europe» (COM(2015) 192 finaldu 6.5.2015)
Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (JO C 326 du 26.10.2012, p. 391-407)
Directive 2002/21/CE du Parlement européen et du Conseil du 7 mars 2002 relative à un cadre réglementaire commun pour les réseaux et services de communications électroniques (directive «cadre») (JO L 108 du 24.4.2002, p. 33-50)

Consultation sur le droit des plateformes (Digital Services Act) :
https://ec.europa.eu/eusurvey/runner/Digital_Services_Act

Cadre légal UE

Transposition nationale

Digital Service Act – Digital Market Act

Faire retirer un avis négatif

Le projet de loi Avia contre la haine sur Internet, par l’avocat en droit de la presse à Paris

les réseaux sociaux

Objectif

Le projet de loi contre la haine sur Internet a pour objectif de déléguer aux plus importantes plateformes une mission plus vigoureuse de retrait de (certains) contenus haineux publiés par les internautes utilisant leurs services, dès leur signalement, sous peine de forte amende.

Réserve et possible censure du Conseil constitutionnel

On s’est plaint (sénateurs, Commission européenne…) d’une restriction trop importante à la liberté d’expression, et le Conseil Constitutionnel, qui examine la loi, aura peut être des réserves à ce sujet. Un défaut de notification de la loi à la Commission européenne pourra compromettre son application.

 

La haine en ligne : un problème de décence publique – les moyens mis sur la table par le projet de loi

Il n’en reste pas moins qu’un particulier victime de haine sur Internet, et en particulier de haine collective (phénomène de curée, ou de « raid numérique »), n’a en général pas les moyens de se défendre, ou à un coût inabordable : établissement des preuves, plaintes, suivi des plaintes et longueur du processus judiciaire, difficultés d’investigation (en particulier en ce qui concerne des données hébergées à l’étranger) et grande incertitude sur l’exécution des décisions contre des personnes  ou des plateformes résidant à l’étranger, – même si le référé ou la requête peuvent dans certains cas accélérer les choses.

La loi est donc indispensable pour « renverser la vapeur » dans le sens où c’est désormais celui qui prendra l’initiative d’un contenu haineux contre un ressortissant français qui aura la charge de défendre son propos s’il estime qu’il a été supprimé à tort par la plateforme.

Le coût pèsera sur lui. Et il n’aura évidemment pas envie de supporter ce coût.

Surtout s’il avait pris soin d’éditer son propos sous pseudonyme : cela l’obligerait à s’identifier et
à prendre le risque d’avoir cette fois-ci à subir une condamnation.

Le retrait du contenu ne protégera pas l’auteur du propos haineux contre des poursuites pénales si la victime ou un procureur (avec le futur parquet spécialisé de Paris) l’estime nécessaire.

La plateforme engagera sa responsabilité si elle ne retire pas le contenu signalé et pourra être sanctionnée à ce titre à l’issue d’un processus judiciaire à juge unique.

En revanche si elle retire à tort le contenu elle sera inquiétée aussi, si elle fait l’objet de poursuites judiciaires, mais dans une mesure indéterminée – pas de délit spécifique de sur-censure prévu ici, conformément à une approche traditionnelle de liberté éditoriale. –

Le plaisantin qui aura indûment signalé un contenu, sera en principe, lui aussi, sanctionnable, sous le délit spécifique de fausse dénonciation (15 000 euros d’amende).

Le CSA pourra  éventuellement prononcer des sanctions administratives contre une plateforme ayant un comportement général de sur-censure, sans cependant pouvoir aller contre les propres conditions générales desdites plateformes, qui pourraient instituer une censure forte précisément dans le but d’éviter des contestations, ou en application de choix éditoriaux propres.

Le projet de loi organise donc une réelle prime au retrait, qui vient compenser l’absence de moyens des victimes, avec le risque d’une réelle sur-censure généralisée, chapeautée par le CSA.

 

Mise à jour 18 juin 2020 :

« Le Conseil constitutionnel reconnaît le problème, valide le principe d’une loi, mais considère que les moyens que nous avons trouvés ne sont pas les bons. Nous devons donc continuer d’œuvrer pour trouver des solutions qui feront consensus et pourront être appliquées» https://twitter.com/LaetitiaAvia/status/1273686096354967553

 

Mise à jour Janvier 2021 :

En France le projet de loi « séparatisme » ou « respect des principes de la République », en débat à l’Assemblée Nationale en janvier 2021, le volet « haine en ligne » est porté par Mme la députée Laetitia Avia qui avait porté le feu projet « loi contre la haine en ligne » retoqué par le Conseil Constitutionnel, et critiqué pour favoriser la sur-censure et de ne pas s’inscrire dans le calendrier de l’Union Européenne.

La haine en ligne reste en effet d’actualité, et, selon les statistiques des réseaux sociaux, des millions de messages haineux sont à supprimer chaque jour : même si l’on multipliait les moyens judiciaires cela reviendrait encore à vider l’océan avec une petite cuillère.

Par ailleurs les réseaux sociaux sont un vecteur d’expression publique, ils investissent l’espace public, et il paraît effectivement choquant de laisser cet espace public au bon vouloir des sociétés privées étrangères qui exploitent ces réseaux. Enjeu de souveraineté.
 
Le projet d’un renforcement de l’action des pouvoirs publics, de l’action administrative, reste donc éminemment pertinente.
 
Le volet haine en ligne du projet « séparatisme » s’inscrit dans les projets de directive européennes DSA – DMA sur une nouvelle régulation d’internet (voir « 2021 : DSA – DMA – La nouvelle réglementation d’Internet en préparation : remarques sur les projets de l’Union Européenne ») et reprend les développements suivants :
 
– Parquet national numérique, avec le rôle actif des associations militantes qui signalent et soutiennent les actions judiciaires ; PHAROS reçoit les signalements, transmet au parquet national qui peut renvoyer au parquet local, selon des critères de porté, d’intensité, de complexité,
– Le CSA (qui deviendrait l' »ARCOM ») surveillerait le fonctionnement général des plateformes,
– L’ARCEP pourrait se brancher sur les algorithmes des plateformes,
– Observatoire d’experts de la « haine en ligne »,
– Délit de mise en ligne de données personnelles en connaissance d’un contexte, pouvant mettre en danger autrui (affaire Samuel Paty),
– Comparution immédiate en ce qui concerne les délits commis en dehors du contexte éditorial classique visé par le droit de la presse, avec la difficulté pour l’enquêteur de s’inscrire dans un contexte de flagrance et de peine minimale attachée au délit, conditions de la comparution immédiate, la difficulté de mettre des peines longues en correspondance avec la courte prescription de presse.
 
 
 

Le droit de la communication et la sanction des contenus préjudiciables

Le droit de la communication et la sanction des contenus préjudiciables

Plusieurs voies procédurales existent pour traiter les décaccords sur des informations diffusées à plus ou moins grande échelle par les médias et les divers moyens de communication, réseaux sociaux ou autres.
Cela consiste, moyennant le plus souvent un minimum de démarches amiables préliminaires ou auprès des plateformes, à saisir les juridictions pénales (démarche répressive) ou civiles (démarche plus orientée vers le retrait de contenus) via des procédures d’urgence ou des procédures longues, pour demander un retrait de contenu et des dommages-intérêts.
Les autorités administratives type CNIL, CSA, DGCCRF, …ou des associations peuvent aussi être saisies dans le cadre d’actions préventives ou collectives. La médiation peut aussi s’avérer utile.
Selon le cas il faudra privilégier une procédure courte (dans les cas les plus évidents) ou longue, diligenter une enquête civile ou pénale ou citer directement devant le tribunal.
La loi sur la presse traite plus particulièrement de la répression des délits type diffamation et injure, d’atteinte à la présomption d’innocence, dans le souci de préserver la liberté d’expression.
Cette procédure presse est donc semée d’embuches ce qui a pour effet de décourager les plaignants. Et l’utilisation d’une procédure courte pour un retrait de publication ou une demande de déprogrammation peut s’avérer périlleuse.
Mais autour de la loi sur la presse il existe des législations et des régimes spécifiques qui permettent de sanctionner d’autres types de contenus : pêle-mêle :
– La récente loi sur la manipulation électorale (loi « fake news »),
– La protection de la vie privée,
– Le référé internet hébergeur,
– Loi sur les données personnelles,
– Droit à l’image, droit d’auteur,
– Les régimes spéciaux sur les contenus sensibles (pédophilie, terrorisme…),

De façon générale n’importe quel contenu peut susciter des poursuites sur le plan civil ou pénal dès qu’un dommage est avéré ou imminent, à mois que l’on se trouve dans les cas réglés par les régimes spéciaux, auquel cas on ne peut déroger à ces régimes spéciaux. D’où l’importance de la qualification correcte du contenu.
Ainsi, par exemple, le dénigrement d’un produit ou d’une entreprise, d’une marque, peut souvent se régler plus simplement par des procédures civiles courtes, en qualifiant soigneusement le contenu incriminé de « dénigrement » et non de diffamation.
FIN

On te lynchera : le droit à l’oubli sur internet